La conisation consiste à enlever chirurgicalement une portion du col utérin.
La pièce prélevée est en forme de cône, sa base est plus ou moins large (1 à 2 cm), sa hauteur est en moyenne de 15 mm.
Elle est réalisée le plus souvent devant l’existence d’anomalies du col. En l’absence de traitement, ces lésions peuvent évoluer après plusieurs années vers un cancer du col de l’utérus, ce qui justifie l’ablation d’une portion de celui-ci.
L’intervention a deux buts principaux :
L’intervention peut être réalisée sous anesthésie générale, loco-régionale (péridurale, rachi-anesthésie), ou locale selon votre cas et votre préférence.
La conisation s’effectue par les voies naturelles.
Elle peut être réalisée à l’aide d’un bistouri, d’une anse électrique ou d’un laser.
L’utilisation d’une anse électrique est la plus fréquente.
La conisation est une intervention fréquente, rapide, qui comporte peu de risques. Le principal risque est hémorragique.
Le risque de saignement existe dès les premières heures, et pendant les 15 jours suivant l’intervention. La survenue d’un saignement continu doit faire consulter dès que possible votre médecin.
Cela peut nécessiter la mise en place d’un tamponnement par une mèche (compresse) vaginale. Dans de rares cas, l’hémorragie peut nécessiter une réintervention.
La conisation ne provoque aucune douleur postopératoire, éventuellement une gêne transitoire évoquant des règles douloureuses.
Cette opération préserve la possibilité de grossesse ultérieure.
Les conséquences sur la fécondité sont rares. Il existe une légère augmentation du risque d’accouchement prématuré pour les grossesses ultérieures, et il conviendra de signaler cet antécédent de conisation au(x) professionnel(s) qui suivra(ont) votre(vos) prochaine(s) grossesse(s).
Tardivement, un rétrécissement (sténose) du col peut survenir et empêcher l’écoulement normal des règles et la surveillance ultérieure du col. Cette sténose peut nécessiter une simple dilatation et plus rarement une nouvelle intervention. Rarement, elle peut entraîner des difficultés d’ouverture du col au moment d’un accouchement.
Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant l’opération. Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez ainsi que de vos allergies éventuelles.
Cette feuille d’information ne peut sans doute pas répondre à toutes vos interrogations. Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser au médecin toutes les questions qui vous viennent à l’esprit, oralement ou par écrit.
Attention !
Fumer augmente le risque de complications chirurgicales de toute chirurgie. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 3989 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.